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La Volonté des PME Juin 2009
Dans la droite ligne de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur le « développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels » signé par l’ensemble des partenaires sociaux le 7 janvier dernier, le projet de loi relatif « à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie » vise un objectif précis : rénover le système de formation professionnelle pour plus d’efficacité. Décryptage des changements qui se profilent.
Parmi les dispositifs visés par la réforme, citons principalement :
Si les différentes actions composant le plan de formation se déclinent toujours en trois objectifs (adaptation au poste/adaptation à l’emploi/ développement des compétences), le nombre de catégories devrait, en revanche, être réduit à deux : « adaptation au poste et à l’emploi » et « développement des compétences ». Conséquence pratique : la possibilité ouverte jusqu’alors (sous certaines conditions) d’organiser les actions d’adaptation à l’emploi (actuelle catégorie 2) en dépassement du temps de travail sans application du régime des heures supplémentaires serait supprimée.
Le DIF deviendrait « portable ». Conséquence : en cas de rupture du contrat de travail à durée indéterminée ouvrant droit au régime d’assurance chômage (licenciement hors faute lourde, rupture conventionnelle…), l’ancien salarié pourra :
Obligation pour l’entreprise lors du départ du salarié : mentionner dans le certificat de travail les heures acquises au titre du DIF et le nom de l’OPCA dont elle relève.
Elle comporterait une durée minimale à fixer par accord de branche ou interprofessionnel.
Organisé en tout ou partie pendant le temps de travail, le CIF pourrait également se dérouler entièrement en dehors du temps de travail avec une prise en charge des coûts pédagogiques par le FONGECIF.
Particulièrement visés par la réforme, les OPCA vont être confrontés à :
Outre la confirmation de l’entretien professionnel et la généralisation du passeport formation, le projet de loi prévoit la création d’un bilan d'étape professionnel.
Accessible tous les cinq ans aux salariés ayant au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise, ce bilan a « pour objet, à partir d’un diagnostic réalisé en commun par le salarié et l’employeur, de permettre au salarié de connaître ses capacités professionnelles et ses compétences et à son employeur de déterminer les objectifs de professionnalisation du salarié ».
Les modalités pratiques de la mise en œuvre du bilan d'étape professionnel seraient définies par décret.
Initialement annoncé avant l’été 2009, le vote de la loi ne devrait finalement intervenir que beaucoup plus tard puisque les débats parlementaires sont reportés à la première quinzaine de juillet voire la seconde quinzaine de septembre.
L’objectif d’une entrée en vigueur de la loi à compter du 1er janvier 2010 semble, quant à lui, toujours d’actualité.

Journal interprofessionnel d'informations d'économie générale des petites et moyennes entreprises.
Association pour la GEstion de la FOrmation des Salariés des Petites et Moyennes Entreprises